L’ocarina est un instrument de musique fascinant qui a su traverser les siècles. Sa simplicité et sa beauté acoustique en font un choix privilégié pour de nombreux musiciens. Cet objet, souvent en terre cuite ou en céramique, est une flûte globulaire à vent qui produit des sons mélodieux grâce à ses trous.
Le nom « ocarina » vient de l’italien et signifie « petite oie », en référence à sa forme caractéristique. Avec des origines remontant à plus de 12 000 ans, cet instrument se retrouve dans diverses cultures à travers le monde, notamment en Chine et en Amérique du Sud.
Accessible à tous, des enfants aux musiciens confirmés, son prix varie entre 20 et 150 € selon les matériaux utilisés. Sa sonorité unique, à la fois puissante et chaleureuse, invite à l’exploration musicale.
Dans cet article, nous plongerons dans l’histoire et les origines de l’ocarina, ses caractéristiques techniques, ainsi que son utilisation dans la culture contemporaine. Préparez-vous à découvrir les multiples facettes de cet instrument exceptionnel.
Les origines et l’histoire de l’ocarina
La richesse historique de cet instrument remonte à des milliers d’années. Les premières traces archéologiques, telles que l’ocarina de Runik, ont été découvertes au Kosovo. Cet objet en terre cuite, vieux d’environ 8 000 ans, présente une forme ovoïde et témoigne de l’ancienneté de cet instrument vent.
En Amérique du Sud, des cultures précolombiennes comme les Chibchas en Colombie et les Aztèques utilisaient des ocarinas appelés huilacapiztli dans leurs rituels. Ces objets, souvent en terre cuite, prenaient des formes zoomorphes, représentant des lamas ou des oiseaux. Ils étaient bien plus que de simples instruments; ils étaient des éléments essentiels de la culture spirituelle.
« Les ocarinas étaient bien plus que des instruments ; ils étaient des ponts entre le monde spirituel et le quotidien. »
En Asie, le xun chinois, vieux de 7 000 ans, est considéré comme un ancêtre direct de cet instrument. En Afrique, des objets similaires comme le niwawu hui montrent une influence culturelle étendue, prouvant que les racines de cet instrument sont véritablement mondiales.
En Europe, l’ocarina a commencé à évoluer à partir de la Renaissance. Inspiré par le gemshorn médiéval, cet instrument a gagné en popularité auprès des musiciens, élargissant progressivement sa tessiture.
Un tournant majeur s’est produit en 1853 lorsque Giuseppe Donati a révolutionné l’ocarina avec un modèle à 10 trous, offrant une gamme chromatique complète. Ce modèle, dont la forme rappelle une petite oie, a donné son nom à l’instrument. En 1864, Donati a fondé le « Gruppo Ocarinistico Budriese », le premier ensemble professionnel dédié à cet instrument musique.
Au XXe siècle, des innovations ont continué à transformer cet instrument. En 1928, Takashi Aketagawa a ajouté 12 trous, permettant une tessiture de 2,5 octaves. Après 1950, le Japon a joué un rôle clé dans le renouveau de l’ocarina, notamment grâce à Nomura Sojiro. L’invention de modèles multi-chambres (double, triple, quadruple) a permis une polyphonie inédite, offrant ainsi la possibilité de jouer plusieurs notes simultanément.
À travers les siècles, cet instrument a su traverser le temps et s’adapter, passant d’un simple objet rituel en terre à un instrument de musique sophistiqué apprécié dans le monde entier. Pour en savoir plus sur l’histoire fascinante de cet instrument, vous pouvez consulter cet article ici.
Caractéristiques techniques et fonctionnement de l’ocarina : définition approfondie
Ce beau objet musical, souvent en terre cuite, présente des caractéristiques uniques qui le distinguent des autres instruments. Les matériaux, la forme et le fonctionnement acoustique sont des éléments essentiels à comprendre pour apprécier pleinement cet instrument.
Matériaux et processus de fabrication
Traditionnellement, cet instrument est fabriqué en terre cuite, mais d’autres matériaux sont également utilisés :
- Plastique : idéal pour les débutants, il est résistant et facile à entretenir.
- Céramique : offre une sonorité riche grâce à un processus de cuisson délicat.
- Bois : procure une sonorité chaleureuse, souvent prisé par les musiciens expérimentés.
- Porcelaine, pierre et métal : chacun apporte des nuances distinctes au son.
La cuisson des modèles en céramique est un savoir-faire artisanal, garantissant une sonorité durable et unique pour chaque pièce.
Les différents types d’ocarinas et leurs gammes
Il existe plusieurs types d’ocarinas, chacun adapté à des styles de jeu différents :
- Modèles transversaux : les plus courants, souvent utilisés par les musiciens.
- Pendentifs : compacts et faciles à transporter.
- Multi-chambres : permettent de jouer plusieurs notes simultanément, augmentant la gamme de jeu.
Les ocarinas sont disponibles en différentes tessitures, notamment soprano, alto et ténor, chacune offrant des possibilités d’expression variées.
Le fonctionnement acoustique et la production des sons
Le son mélancolique de cet instrument provient de son principe acoustique basé sur le résonateur de Helmholtz. Voici quelques éléments clés :
- La forme globulaire crée une cavité résonante où l’air vibre pour produire des sons.
- Les trous modulent les notes : en les bouchant ou débouchant, le musicien ajuste la hauteur des sons.
- Le bec est crucial : il influence la clarté et la précision des notes produites.
Les modèles à 12 trous offrent une tessiture étendue, permettant une gamme chromatique complète. L’évolution de cet instrument a vu le passage de 6 à 8 trous, puis à 10 avec le modèle traversier de Giuseppe Donati en 1860.
Pour explorer davantage cet instrument musique, vous pouvez consulter cet article sur l’histoire et les origines de l’ocarina.

L’ocarina dans la musique, la culture et les usages contemporains
À travers les âges, cet instrument a su s’imposer dans divers contextes musicaux, allant des rituels ancestraux aux scènes modernes. Son utilisation dans la musique traditionnelle, notamment dans les Andes, est particulièrement significative. Lors des festivals comme celui de Cuzco, il accompagne les danses et les rituels avec des mélodies envoûtantes qui captivent les auditeurs.
Utilisation dans la musique traditionnelle et classique
En Asie, l’ocarina trouve également sa place, notamment au Japon. Des musiciens comme Nomura Sojiro l’utilisent dans des pièces solos qui explorent toute la richesse de sa tessiture. Cette approche met en lumière la beauté de sa sonorité, permettant aux auditeurs d’apprécier ses nuances.
Dans le domaine de la musique classique, des compositeurs renommés tels que Ligeti, dans son Concerto pour violon, et Janáček ont intégré cet instrument dans leurs œuvres. Ils exploitent le caractère nostalgique et mélancolique de cet objet, offrant ainsi une nouvelle dimension à la musique classique.
Le rôle de l’ocarina dans les jeux vidéo et la pop culture
Un tournant majeur pour la notoriété de l’ocarina est survenu avec le jeu vidéo The Legend of Zelda: Ocarina of Time, sorti en 1998. Ce jeu a propulsé l’ocarina sur le devant de la scène mondiale, augmentant ses ventes de 300 % en 1999. Cet instrument a ainsi fait découvrir ses sons à toute une génération.
En plus de son rôle dans les jeux vidéo, l’ocarina apparaît dans des films comme Le Bon, la Brute et le Truand et des séries telles que Princesse Sarah. Aujourd’hui, il est également utilisé dans des bandes-annonces TikTok, contribuant à sa visibilité auprès d’un public jeune.
L’ocarina aujourd’hui : accessibilité, popularité et apprentissage
La popularité de cet instrument ne cesse d’augmenter, avec des ventes en hausse de 15 % par an depuis 2015. Cette tendance montre que l’ocarina traverse le temps et séduit toujours de nouveaux musiciens.
Pour ceux qui souhaitent apprendre à jouer, plusieurs ressources sont disponibles. Des plateformes comme OcarinaForest.com, les tutoriels de Sojiro, ainsi que de nombreuses vidéos YouTube gratuites et des applications mobiles dédiées rendent l’apprentissage accessible à tous.
Les modèles en plastique, abordables et résistants, sont particulièrement adaptés aux enfants, faisant de l’ocarina un excellent choix pour s’initier à la musique. En outre, les innovations comme les ocarinas MIDI et les modèles connectés ouvrent de nouvelles perspectives pour l’avenir.
En Italie, des orchestres d’ocarinas se développent, renforçant la dimension collective de cet instrument musique. Ainsi, l’ocarina démontre une polyvalence remarquable, capable de passer des rituels ancestraux d’Amérique du Sud aux bandes originales de jeux vidéo, en passant par les salles de concert classiques.
Conclusion
Ce charmant objet musical a su captiver le monde grâce à sa sonorité unique et son histoire fascinante. Avec plus de 12 000 ans d’existence, cet instrument a traversé les cultures, des rituels ancestraux d’Amérique du Sud aux mélodies modernes. Son évolution technique, des premiers modèles à 6 trous aux ocarinas multi-chambres d’aujourd’hui, témoigne de son adaptabilité.
Accessible à tous, il permet aux enfants et aux musiciens de tous niveaux d’explorer la musique. Comme le dit si bien Nomura Sojiro : « la musique est un langage universel ». Pour découvrir ou acquérir un ocarina, n’hésitez pas à visiter des boutiques spécialisées comme Thomann, qui proposent un large choix de modèles adaptés à tous les budgets.
En conclusion, cet instrument continue d’enchanter les auditeurs par sa beauté acoustique. Il représente une porte d’entrée idéale dans le monde de la musique pour quiconque souhaite apprendre à jouer.


